mirage 2000 5f

mirage 2000  5f
En 1972, l'Armée de l'Air française lance le programme ACF (Avion de Combat Futur) pour lequel elle demande un avion bi-réacteur Snecma M53 avec une aile fixe destiné à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offre, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion monoréacteur à aile delta baptisé Delta 2000. Le 12 décembre 1975, le programme ACF est arrêté pour des questions de coûts et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976. Ils doivent être propulsés par un réacteur M53-2 de 7 500 kg/p en attendant le M53-5 plus puissant (9 000 kg/p) destiné aux avions de série. Le premier prototype fait son vol inaugural le 10 mars 1978. Le premier avion de série s'envole à son tour le 20 novembre 1982, équipé du réacteur M53-5, et les livraisons à l'Armée de l'Air française commencent l'année suivante. Les 37 premiers avions de séries sont livrés avec un radar RDM (Radar Doppler multimode) car la mise au point du radar RDI (Radar Doppler à Impulsions) s'avère difficile. Il faudra finalement attendre 1987 pour que soient livrés les premiers exemplaires enfin équipés du radar RDI, et qui reçoivent également un réacteur M53-P2 encore plus puissant (9 700 kg/p). A la fin des années 1990, la mise à niveau de 37 Mirage 2000C au standard 2000-5 (radar RDY multimodes et multicibles, ajout de 4 points d'emports pour missiles MICA) permet de récupérer autant de radars RDI et de remettre à niveau les avions qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Le prototype de la version biplace d'entrainement (Mirage 2000B), entièrement financé par des fonds propres de Dassault Aviation, fait son premier vol le 10 octobre 1980. Dès 1979, l'Armée de l'Air française avait commandé une version biplace destinée à l'assaut nucléaire et capable pour cela d'emporter le missile ASMP alors en développement. Désignée Mirage 2000N, elle dispose d'une structure renforcée pour voler à basse altitude et grande vitesse ainsi que d'un système de navigation et d'attaque basée sur le radar Antilope V dôté d'un mode suivi de terrain. Les canons ont été supprimés et les cônes d'entrée d'air sont désormais fixes, limitant la vitesse à Mach 1,5. Le siège arrière est occupé par un officier système d'armes. Le premier prototype du 2000N fit son vol inaugural le 3 février 1983 et la version fut mise en service en 1988. Les 31 premiers exemplaires ne pouvaient emporter que le missile ASMP mais les avions suivants (standard 2000N-K2) sont capables de missions conventionnelles avec un large éventail de bombes classiques, guidées par laser, anti-pistes ou bien des missiles anti-radar, anti-navire, etc.

Une version dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel est demandée à la fin des années 1980, suite aux retards du programme du Dassault Rafale. Initialement désigné Mirage 2000N' (à lire Mirage 2000N prime), le Mirage 2000D est capable de tirer par tout temps tous les armements en service dans l'Armée de l'Air française, ainsi que ceux à guidage laser et les nouveaux missiles Scalp et Apache. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le 19 février 1991 et la version est mise en service en 1993.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 08:35

2000

2000
Rôle Avion de chasse
Statut {{{statut}}}
Constructeur Dassault aviation
Premier vol 10 mars 1978
Mise en service 1984
Date de retrait toujours en service
Investissement
Coût unitaire
Nombre construit 601
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Snecma M53-P2
Nombre 1
Type turboréacteur avec postcombustion
Puissance unitaire 64 kN à sec et 95 kN avec PC
Dimensions

Envergure 9,13 m
Longueur 14,85 m
Hauteur 5,20 m
Surface alaire 41 m²
Masses
À vide 7 500 kg
Carburant {{{carburant}}}
Avec armement kg
Maximale 17 000 kg
Performances
Vitesse maximale 2 653 km/h (Mach 2,2)
Vitesse de décrochage {{{vitessemini}}} km/h
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 17 070 m/min
Distance franchissable 1 480 km
Charge alaire {{{chargealaire}}} kg/m²
Rapport poids/poussée {{{poidspoussée}}}
Armement
Interne 2 canons GIAT DEFA de 30 mm
Externe 6 300 kg (7 000 kg pour le 2000-9) de charge incluant des missiles air-air R550 Magic II, Super 530D ou MICA (IR ou EM), des réservoirs de carburant externes, des bombes freinées ou guidées par laser (2000D) ou le missile nucléaire ASMP (2000N).
Avionique
commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique, contre-mesures électroniques intégrées

# Posté le vendredi 18 avril 2008 08:39

c'est petit copin

c'est petit copin
À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 fut ensuite décliné en différentes versions :

Mirage 2000B : version biplace d'entraînement. Appareils stationnés sur les bases aériennes de Cambrai-Épinoy et Orange-Caritat.
Mirage 2000B S3, n°501 à 514 : 14 biplaces équipés de radars RDM, de moteurs M53-5 et armés de missiles air-air R550 Magic II, de missiles air-air Super 530F.
Mirage 2000B S4, n°515 à 520 : 6 biplaces équipés de radars RDI J1-1 et de moteurs M53-5.
Mirage 2000B S4-2, n°521 à 522 : 2 biplaces équipés de radars RDI J2-4 et de moteurs M53-5 ( 521 ) et M53-P2 ( 522 ).
Mirage 2000B S5, n°523 à 530 : 8 biplaces équipés de radars RDI J3-13 et de moteurs M53-P2.
Mirage 2000C : utilisé pour la défense aérienne. Appareils stationnés sur les bases aériennes de Cambrai et Orange.
Mirage 2000C (RDM) : version « bouche-trou » équipée du radar RDM ( le radar RDI prévu n'était pas encore disponible ) et de moteurs M53-5.
Mirage 2000C S1, n°1 à 15 : équipés de radar RDM et armés de missiles air-air R550 Magic II et de 2 canons DEFA de 30 mm.
Mirage 2000C S2, n°16 à 19 : équipés de radars RDM à capacité "look down" améliorée.
Mirage 2000C S3, n°20 à 37 : capables de tirer également des missiles air-air Super 530F.
Mirage 2000C (RDI) : version « définitive » équipée du radar RDI.
Mirage 2000C S4 : n°38 à 48, équipés de radars RDI J1-1, de moteurs M53P-2 et capables de tirer des missiles air-air Super 530D.
Mirage 2000C S4-1 : n°49 à 63, radars RDI J1-2.
Mirage 2000C S4-2 : n°64 à 74, radars RDI J2-4.
Mirage 2000C S4-2A : passage au standard des Mirage 2000C S4,S4-1 et S4-2 avec un radar RDI J2-5.
Mirage 2000C S5 : n°75 à 124, radars RDI J3-13.
Mirage 2000C S5-2C : Mirage 2000C S-5 mis à jour avec de nouveaux équipements ECCM (contre contre-mesures électroniques).
Mirage 2000-5 : d'abord uniquement destiné à l'exportation, l'Armée de l'air prit ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirages 2000C à la norme 2000-5 et rentre ainsi dans le club des Fox 3 (Voir article sur Missile air-air : Fonctionnement du mode « Fox 3 » : exemple avec le Mirage 2000-5 équipé du radar RDY).
Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CFS VEH-320, de commandes Hotas (« Hands on throttle and stick » : mains sur manette et manche) et de contre-mesure intégrées ICMS Mk II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (Missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne (actuellement la version la plus moderne du Mirage 2000). Appareils stationnés sur la base aérienne de Dijon.
Mirage 2000-5F : version du Mirage 2000-5 destinée à la France.
Mirage 2000-5F SF1 : 37 Mirage 2000C S4-2A et S-5 mis au standard -5.
Mirage 2000-5F SF1-C : Mirage 2000-5F SF1 équipés de nouvelles fonctionnalités RDY.
Mirage 2000-5F SF1-IR : Mirage 2000-5F SF1C avec la double capabilité MICA-EM et MICA-IR
Mirage 2000-5F Vi : en cours de développement chez Dassault Aviation pour l'intégration de la Liaison 16 permettant la transmission de données sécurisées sur le théâtre de guerre entre appareils de l'OTAN .
Mirage 2000-5 Mk2 : version polyvalente dont le RDY dispose de deux nouveaux modes antinavires permettant le tir d'AM39 Exocet, et d'un nouveau système de contre-mesures ICMS Mk III. Cette version est basée sur un nouveau c½ur système : l'EMTI développé par Thales et de nouvelles visualisations.
Mirage 2000-9 : version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparé au RDY), EMTI (Ensemble modulaire de traitement de l'information), pod de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Storm Shadow (version export du Scalp) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol.
Mirage 2000N : version spécialisée dans la frappe nucléaire, emportant le missile ASMP (Air-sol de Moyenne Portée). La défense primordiale de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon, des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d'alerte radar Serval. Appareils stationnés sur les bases aériennes d'Istres et de Luxeuil.
Mirage 2000D : biplace d'assaut conventionnel tout temps. Appareils stationnés sur la BA 133 de Nancy-Ochey, au sein des escadrons de chasse 1/3 "Navarre", 2/3 "Champagne", 3/3 "Ardennes" et 4/33 "Vexin". Il est également en service au sein de l'EC 5/330 "Côte d'Argent" du CEAM (Centre d'Expérimentation Aérienne Militaire) de la BA 118 de Mont-de-Marsan.
Mirage 2000D Vi : dernière version du Mirage 2000D en cours de développement chez Dassault Aviation pour intégrer, comme pour le M2000-5F la liaison 16.
Mirage 2000E : appareils réservés à l'exportation avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, mais toujours autour du radar RDM.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 08:45

2000D

2000D
Deux Mirage 2000D français. Celui à l'arrière plan emporte un missile air-sol AS30 Laser.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 08:48

2000B

2000B
Mirage 2000B 530 du 1/12 "Cambrésis". Chaque escadron avait un ou deux exemplaires de ce biplace. C'est le dernier 2000B livré.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 08:55